Rebecca Graf

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Sep 27, 2018 – 3 min lu

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La chute de l’Empire romain n’était que le passage d’une époque à une autre. C’était un passage tumultueux, mais que l’histoire avait déjà vu auparavant. De nombreuses grandes nations s’étaient élevées et étaient tombées au fil du temps. Comme beaucoup d’époques de l’histoire, cela ouvrirait le monde à beaucoup plus.

Le Moyen-Âge était une période de transition entre l’Empire romain idolâtré et la Renaissance qui a fait avancer la société et la culture de façon majeure. Bien qu’il ne soit pas vide de civilisation, c’est une période qui s’est accrochée aux concepts romains et les a nourris pour leur temps dans la Renaissance.

La naissance de la religion chrétienne a eu lieu pendant le règne de l’Empire romain. C’est l’Empire romain qui a donné à la nouvelle religion une base solide où elle pouvait se développer et prospérer. Après la chute de Rome, l’Église s’est retrouvée à devenir une puissance à part entière. Elle s’est inspirée de ses origines juives et du gouvernement romain qui l’abritait.

Les anciens Romains ont donné à la religion chrétienne la chance de développer « une culture distincte et complexe qui était fortement classique » avec les écoles, l’étude du droit, la hiérarchie et la structure imitant l’époque classique. (1) L’Église du Moyen Âge n’est pas apparue du jour au lendemain. Elle s’est développée à partir des graines de l’Empire romain et a survécu pour avoir un impact encore plus grand pendant la Renaissance.

Les philosophes

Avec la religion, la philosophie allait de pair. La Grèce antique était connue pour ses grands philosophes qui ont grandement influencé les Romains. Les études de ces grands penseurs se sont développées sous l’Empire et ne sont pas mortes avec la chute de celui-ci. La philosophie s’est poursuivie au Moyen-Âge pour être reprise à l’époque de la Renaissance. Le platonisme, l’aristotélisme et le stoïcisme ne se sont jamais perdus. Ils se sont retrouvés vivants à travers, ironiquement, l’Église chrétienne. Le platonisme peut être vu dans le christianisme à travers le « dualisme du corps et de l’âme. » (2) Beaucoup au sein de l’église ont trouvé Platon attrayant en raison de l’argument que le philosophe a fait sur « l’existence de l’immortalité personnelle. » (3)

L’évidence des philosophes peut être vue dans les travaux de Saint Thomas d’Aquin qui a écrit sur « l’éthique aristotélicienne à la vertu chrétienne. » (4) Dans de nombreux autres ouvrages au cours du Moyen Âge, des références à Platon, Aristote et au stoïcisme ont été faites dans de nombreux ouvrages théologiques, y compris ceux de Saint-Bonaventure. Les différentes positions se sont enflammées au fur et à mesure que chaque érudit, principalement au sein de l’Église, donnait son avis. L’Aquinate tenta « d’argumenter du naturel au divin et de concilier ainsi la métaphysique aristotélicienne avec le concept chrétien de Dieu » tandis que d’autres le rejetèrent. (5)

Conserver les traditions

En examinant la société du Moyen Âge et en la comparant à celle des anciens empires, en particulier Rome, on peut voir beaucoup de choses qui ont été reportées à la Renaissance. Il y avait des seigneurs qui régnaient sur la terre et les gens qui s’y trouvaient : « Les médiévaux ont hérité de la domination des seigneurs sur les paysans. » (6) Les souverains étaient acceptés sans discussion. En fait, « les formes et l’idéologie ont été transmises au monde médiéval » par l’Empire romain. (7) Le fait que le souverain soit nommé par Dieu et qu’il soit son représentant n’est pas une nouveauté au Moyen Âge. Le monde antique en était l’origine.

L’Empire romain est tombé mais il n’est pas mort. Il a survécu au Moyen Âge et a été transmis à la Renaissance et au-delà. Le monde d’aujourd’hui doit remercier les hommes du Moyen Âge d’avoir maintenu l’esprit de Rome en vie.

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