Éternuer est une action réflexe que nous faisons tous à un moment ou à un autre, non seulement les humains mais aussi les autres mammifères. Bien que nous ne lui accordions pas la moindre importance, il s’agit en fait d’un processus complexe, d’une réponse physiologique par laquelle tout notre organisme se prépare à cette brusque sortie d’air, qu’il n’est pas bon d’arrêter à tout prix pour éviter le « rugissement » à certains moments

Un mécanisme de défense parfait

Pour comprendre ce qu’est un éternuement et ce qu’il provoque, il faut se rappeler que lorsque nous respirons, nous inhalons l’air par le nez et que ce sont les muqueuses nasales qui sont chargées de le filtrer pour qu’il parvienne à nos poumons à la bonne température, avec une humidité suffisante et aussi exempt d’impuretés que possible.

Lorsque les neurorécepteurs périphériques qui font partie de la muqueuse détectent une microparticule, un agent pathogène, comme un virus ou une bactérie, ou une substance irritante, nos mécanismes de défense se mettent en marche pour l’empêcher d’atteindre l’intérieur de l’organisme.

Par le biais du système nerveux, l’ordre de rejet parvient au cerveau et les différents éléments qui composent le système respiratoire, dont le diaphragme et les muscles intercostaux, se préparent à l’expulsion. En général, on pourrait dire que c’est l’excitation du nerf trijumeau, qui prend naissance dans la cavité buccale, et de ses branches, qui initie le processus qui nous fait éternuer.

Bien qu’il soit clair que l’éternuement est une action réflexe, nous savons aussi qu’il n’est pas automatique, c’est-à-dire que, dans une certaine mesure, nous pouvons le contrôler, en essayant de le rendre plus discret, tout comme nous pouvons aussi réguler notre propre respiration et la rendre plus ou moins profonde. Mais, dans tous les cas, l’éternuement, d’une manière ou d’une autre, se produira.

Nous expulsons des virus et des bactéries à chaque éternuement

Qu’est-ce qui peut les provoquer ?

De nombreuses causes peuvent déclencher cette démangeaison du nez et de la gorge qui modifie les inhalations et nous prévient de l’imminence de l’éternuement.

Les raisons les plus courantes sont les réactions à une grippe ou à un processus infectieux, où le corps, en éternuant, tente de se débarrasser d’un excès de mucus où sont piégés des virus ou des bactéries. Les éternuements sont également un symptôme courant en réponse à une allergie. Dans ce cas, le but de l’éternuement est de neutraliser l’action d’un allergène, comme la poussière, le pollen, les moisissures, certains acariens, etc.

Bien que ces causes soient fréquentes, elles ne sont pas les seules. Les experts soulignent qu’il peut y avoir d’autres sources, comme certains médicaments sous forme d’aérosols, de poudres ou d’inhalateurs à base de corticostéroïdes, l’exposition à la pollution environnementale, l’air trop sec, les odeurs fortes et piquantes, comme celles dégagées par les produits de nettoyage, ou certains aliments, notamment les aliments épicés. Bien que moins fréquentes, certaines études suggèrent que certaines émotions, notamment l’excitation sexuelle, peuvent entraîner un épisode plutôt malvenu d’éternuement par concussion.

Généralement, les éternuements sont quelque chose de naturel qui n’a pas une grande importance, mais lorsque le processus se répète trop fréquemment, allant jusqu’à altérer la respiration normale, et s’il est associé à d’autres symptômes, comme des démangeaisons des yeux, des larmoiements ou des sécrétions nasales, il est bon de consulter un médecin, il est bon de consulter un spécialiste car, comme le souligne la Société espagnole d’allergologie et d’immunologie clinique (@SEAIC_Alergia), il pourrait s’agir d’une rhinite allergique, une maladie qui implique une inflammation de la muqueuse nasale et qui doit être correctement diagnostiquée et traitée.

L'éternuement est une réponse courante à une réaction allergique

Quelques faits amusants sur l’éternuement

L’éternuement est drôle et parfois embarrassant, mais il est inévitable malgré les nombreuses soi-disant astuces pour tenter de l’arrêter. Appuyer un doigt sur le bout du nez, retenir sa respiration pendant quelques secondes ou placer sa langue sur le palais fonctionne parfois. Concernant le fait d’essayer ou non de retenir l’éternuement, la plupart des spécialistes s’accordent à dire qu’il est préférable de se laisser aller.

Il est facile de remarquer qu’en se bouchant le nez et en fermant la bouche le plus possible, la pression de l’air qui veut sortir augmente et se concentre sur les oreilles, ce qui est non seulement gênant, mais pourrait causer quelques dommages à la structure délicate qui entoure le tympan.

Intriguant, certaines personnes éternuent fréquemment en réaction à un reflet lumineux ou à une lumière solaire intense. Ce phénomène est connu sous le nom d’éternuement photique ou de syndrome d’Achoo. Bien qu’il n’y ait pas assez d’études pour le confirmer, certains experts indiquent qu’il pourrait s’agir d’un syndrome qui touche environ 25 % de la population mondiale et qu’il pourrait être héréditaire.

Concernant la vitesse à laquelle l’air quitte nos poumons, sa détermination est assez compliquée, mais on estime qu’elle pourrait se situer entre 60 et 100 kilomètres par heure et que son rayon d’action, lorsqu’il s’agit de propager des particules et des germes, pourrait atteindre plusieurs mètres carrés. Un dernier détail : avez-vous déjà essayé d’éternuer les yeux ouverts et sans pencher légèrement la tête en avant ? Vous verrez que c’est presque impossible.

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